Le Chief Data Officer n’est pas un super héro !

by | Apr 2, 2020 | Data Bakers, Data Gouvernance

Le premier Chief Data Officer a été nommé en 2002 au sein de Capital One. 

Ce rôle/métier existe donc depuis 18 ans, mais une confusion règne quant à la finalité de ce dernier. Plusieurs enquêtes ont été menées pour comprendre les missions et le périmètre d’action du CDO (comme notre enquête sur les Chief Data Officer en France) et son évolution au sein des organisation, passant de 12% en 2012 à 68% en 2018 (étude NewVantage Partners de Randy). 

Dans une enquête récente, seuls 28% des répondants ont reconnu que le rôle était “profitable” et “bien défini. 

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Le rôle du Chief Data Officer est-il clair ? 

Les premiers CDO étaient surtout embauchés par de grandes institutions financières, avec un rôle axé sur la sécurité, la conformité réglementaire, la qualité des données clés. Mais ces actions étaient mal évaluer, sauf dans le cas de violation ou de problèmes spécifiques liés à la sécurité par exemple.

Les entreprises ont commencé à vouloir tirer profit de leurs données de manière proactive, avec l’amélioration de leur prise de décision, du marketing, du service clientèle et de leur monétisation. 

Aujourd’hui, les Chief Data Officer ont des objectifs multiples et variés, souvent avec peu de consensus sur les plus importants. Il devient donc difficile pour ce directeur de la data de prioriser ses actions, sans oublier la diversité des objectifs qui peut nécessiter des compétences et des types d’expérience sensiblement différents. 

De nombreux CDO peuvent donc avoir du mal à exceller dans tout ce qu’on attend d’eux. 

Toutes nos ressources sont par ici 

Le Chief Data Officer peut-il tout faire tout seul ? 

Une enquête récente de NewVantage illustre cette problématique. 

A la question : Selon-vous quelle est la principale caractéristique d’un CDO performant ?

Les répondants (plus de la moitié sont des Chief Data Officer) répondent plusieurs choses. Certains disent que leur organisation souhaite un intervenant extérieur dans le rôle de CDO qui pourra faire évoluer l’entreprise, d’autres aimeraient voir un vétéran de l’entreprise endosser ce rôle. 

L’équipe marketing aimerait que le CDO soit plutôt métier, avec des connaissances de leurs problématiques, alors que l’équipe technique se tournerait plus vers un profil spécialisé tech. Chacun veut que le Chief Data Officer prenne en compte ses objectifs et les facilitent. Des désaccords en perspective.

Le Chief Data Officer assure-t-il à lui seul la réussite de la gouvernance des données ?

On pourrait penser qu’il y ait au moins un point qui puisse mettre tout le monde d’accord, le CDO est le principal responsable des données.

Mais l’enquête montre que ce n’est vrai que dans 40% des cas. 

Avec des attentes extrêmement fortes et parfois irréalisables, un rôle peu clair selon l’organisation, certain Chief Data Officer ne reste pas longtemps en poste (généralement deux ou trois ans).

Alors même qu’un projet de gouvernance des données se doit d’être dirigé, pas à pas, avec in fine la mise en place de règles de gouvernance