Comment injecter plus d’agilité dans la gestion de la donnée ?

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agilité

L’entreprise de demain sera collaborative… ou ne sera peut-être pas. Pour répondre aux enjeux de la digitalisation, elle devra intégrer plus efficacement les notions du web collaboratif et d’agilité dans les outils professionnels des équipes projets. Elle devra aussi abandonner les méthodes d’hier (réunions interminables, comptes-rendus que personne ne lit…) pour s’adapter aux maîtres-mots d’aujourd’hui : instantanéité et réactivité. Ceux-ci innervent toutes les organisations, révolutionnant les méthodes de travail, mettant l’accent sur la pluridisciplinarité et la transversalité via des plateformes collaboratives. Or, au cœur de ce tourbillon, il existe encore un secteur irréductible : celui de la donnée. Comment lui faire prendre le virage de l’agilité ?

À bas les silos, vive la transversalité !

L’agilité a le vent en poupe dans les entreprises. Selon une étude du cabinet Voirin, en 2014, 78 % des responsables IT français avaient déjà mis en place des outils collaboratifs. Une autre enquête, menée cette fois par Lecko, nous apprend que les usages collaboratifs ont connu une croissance de 15 % en 2015.

Surprenant ? Pas tant que ça. Plus de travail collaboratif en entreprise conduit à moins de silos figés et à plus d’agilité. Plus d’agilité favorise à son tour la transversalité – donc la fin de la verticalité des organisations. Le but final est une efficacité accrue, grâce à un travail qui s’effectue non plus de manière successive, mais itérative et adaptative. L’échange ainsi autorisé gomme les velléités d’agir seul, ou pire, de retenir une information qui pourrait s’avérer cruciale pour un autre service. In fine, c’est toute une intelligence collective qui émerge et se développe, et c’est toute l’entreprise qui en tire les bénéfices.

Les développeurs IT l’ont bien compris. Ils proposent de plus en plus de plateformes collaboratives permettant de gérer des projets et d’optimiser l’organisation des tâches (citons, parmi tant d’autres, JIRA Software ou la plateforme open source Taiga). En parallèle, des outils classiques s’adaptent aux évolutions du travail des équipes métier et fonctionnelles – la suite bureautique Office devient ainsi Office 360 pour répondre aux bouleversements méthodologiques induits par Google Drive.

Agiliser la gestion des données

Pourtant, il est un domaine qui résiste encore à cette évolution inexorable : celui de la gestion de la donnée. Le manque de gouvernance opérationnelle et l’absence d’une cartographie des données partagée par les équipes continuent d’entretenir les silos techniques et métiers sur cette thématique. En substance, les techs maîtrisent la modélisation, le stockage, le chargement de la data ; ensuite, les équipes métier l’utilisent à des fins d’analyse et de reporting, et définissent les règles d’exploitation de cette donnée, sans comprendre son implémentation technique. Étanches, ces silos font obstacle à une bonne communication et impactent négativement l’usage des données.

Il est plus que nécessaire d’abattre ces silos, de permettre un meilleur partage de la connaissance des données et d’injecter plus d’agilité ! Mais aussi de donner plus d’autonomie aux acteurs métier pour découvrir et explorer les structures et les transformations opérées sur les données – car eux savent comment tirer le meilleur de la donnée – via des applications en self-service, digestes et faciles à prendre en main pour les non-techs pour les inclure dans le processus de transformation des données. Ces changements permettront, en retour, de gagner en productivité en limitant les échanges sur des points techniques, de mieux maîtriser les risques d’erreur, de pallier l’incompatibilité éventuelle des données échangées et de s’adapter plus efficacement aux réglementations (par le biais de la Data Governance).

Face à une donnée volatile, les entreprises se doivent de mettre en place des plateformes collaboratives agiles pour améliorer sa gestion, son traitement, son partage et son exploitation. Dans ce but, le data management n’est pas un obstacle : c’est, au contraire, un levier qui permet la collaboration entre des forces encore trop souvent enfermées dans leurs silos historiques et ouvre la porte à un gisement insoupçonné d’intelligence collective, créatrice de valeur.

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